28 sept. 2012

Primeras sensaciones bogotanas


19 septembre 2012, 14h30 à Madrid.
Après une courte correspondance, j'attends de pouvoir embarquer sur mon second vol, le vrai le bon, vers Bogotá.
Spontanément je me revois le 25 janvier 2011, à l'aéroport de Rome, en train d'attendre mon vol vers Buenos Aires, observant les passagers argentins autour de moi et pensant : "Voilà un échantillon des gens que je vais côtoyer pendant longtemps dans le pays que j'ai choisi pour démarrer quelque chose de nouveau". (finalement pas si longtemps, ici un petit rafraîchissement  ). Que ça paraît loin, que de scénarios imprévus et de route parcourue depuis !


Ici à Madrid j'ai le même réflexe, je regarde les gens pour voir à quoi peut ressembler le "colombien moyen" (qui vient de voyager en Europe donc peut-être pas si moyen). Réflexe d'autant plus normal que je n'ai encore jamais mis les pieds en Colombie. J'ai dû croiser en tout et pour tout dix colombiens dans mes errances antérieures. Alors que l'Argentine n'était pas 100% nouvelle pour moi puisque j'y avais passé 7 semaines pendant le Tour du Monde, entre autres à Salta.
Bref, je vais vers quelque chose de complètement nouveau, si j'oublie les innombrables échos ultra-positifs entendus depuis 3 ans.

Le vol se passe comme il peut, un peu long et très inconfortable sur la médiocre compagnie Ibéria. J'ai au moins l'occasion de discuter un peu avec mon aimable voisine, une colombienne installée à Londres, qui entre plusieurs louanges sur son pays natal me place quelques recommandations de sécurité. Ça y est, j'ai lâché le mot fatal quand on parle de Colombie : sécurité. Le pendant de celui qui vient à l'esprit en premier : violence.
Je me suis suffisamment renseigné sur la question pour savoir que le pays a changé, qu'il ne mérite plus sa triste réputation (drogue exceptée, qui ne connaît pas la crise merci), et que de nombreuses parties du pays sont très sûres. Et l'actualité montre que le problème des FARC pourrait être résolu très bientôt, ojalá ! Mais je me doute bien que tout n'est pas rose, et j'ai parcouru assez de grandes villes en Amérique du Sud pour connaître les risques classiques. Le Lonely Planet contient un chapitre "Conseils pour survivre" avec ses propres recommandations. Donc je suis impatient d'y être pour voir ce qu'il en est, quel est le vrai équilibre entre l'amélioration évidente et ce qu'il reste de délinquance.

Je suis accueilli dès mon arrivée à Bogotá par Angelica, contactée via couchsurfing. Elle revient récemment d'une année d'échange en France, et me reçoit dans le petit appartement cozy où elle vit avec sa maman Blanca et son petit frère. Je ne reste pas longtemps mais Blanca me fait goûter quelques spécialités colombiennes, et Angelica m'emmène visiter le splendide Musée de l'Or, et découvrir la grande Plaza Bolivar et le joli centre historique appelé la Candelaria. Question architecture coloniale, je sais que je vais voir beaucoup mieux dans les semaines à venir donc ce n'est qu'une rapide balade.




Histoire de m'immerger rapidement dans la vraie Colombie, càd non-touristique, elle m'emmène aussi au coeur de l'Universidad Nacional, la plus grande et réputée de Colombie, pour assister au carnaval universitaire et au concert de salsa par le groupe 33. Le couchsurfing offre souvent des expériences dont les autres voyageurs n'entendent même pas parler !




En ville Angelica me demande de ne sortir l'appareil que pour prendre une photo, tout en faisant attention, et de le garder caché le reste du temps. Consignes aussitôt appliquées, mais je me sens vraiment bien en ville, je ne sens aucune tension particulière et ne vois pas une seule personne dont j'aurais tendance à me méfier. Sans tomber non plus dans la naïveté, je suis très agréablement surpris. L'avenue principale est rendue piétonne, et tous les dimanches est organisée la Cyclovia : de grandes artères sont réservées aux piétons et vélos, et circuler en voiture est beaucoup plus difficile. Bogotá semble très en avance sur les autres capitales sud-américaines ...

Ma première surprise est de voir que les visages sont très variés, les peaux de toutes les couleurs. Je ne retrouve pas la dominance de ces peaux foncées et faciès caractéristiques des Andes, que j'ai été habitué à voir dans les autres pays. Il y a beaucoup de gens parfaitement blancs, et authentiquement colombiens. Je fais moins facilement la différence entre eux et certains voyageurs.

Dans certaines rues je retrouve le spectacle habituel des capitales sud-américaines, avec les vendeurs de bricoles et les cireurs de chaussures alignés sur le trottoir. Partout je vois des agents de sécurité, mais pas devant chaque minuscule boutique comme dans de nombreuses villes d'Equateur et notamment à Quito. Donc à l'inverse de leur réputation respective de dangerosité.

Voilà, deux nuits et une journée passées à Bogotá, c'est peu mais je repasserai bientôt. Je commence surtout par un accueil divin dans une petite famille colombienne, et des sensations globales déjà très bonnes. Le meilleur est encore à venir ...

Hasta pronto !


P.S : j'ai pris une grande résolution. Naaaan pas de voyager, celle-là je la tiens en permanence. Non c'est d'écrire un peu plus court et synthétique qu'avant. Résolution tenue pour ce message au moins, pfiouuu c'était dur !


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4 commentaires:

  1. Salut Nico, merci de m'avoir fait voyager à Bogota durant 5 minutes.
    J'attends la suite...
    Cécile de ch'nord

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  2. Bonnes nouvelles et début de voyage trés agréable. Bonne continuation et à la prochaine

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  3. Pendant un moment je me suis cru à Venise, avec tous ces pigeons!!!
    Les serres avec leurs fleurs sont assez extraordinaires ..
    Merci Nico, pour ce début de voyage !!!
    Catherine

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  4. Que bueno! A tres vite pour un prochain reportage!

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